Tout le monde s'accorde à dire que la ville regorge de bons djs, à un point tel que rares sont ceux qui arrivent à vivre de leur travail. Montréal a toujours été dotée d'un fort bastion house, avec les excellents djs Christian Pronovost (In Beat), Luc Raymond (Da Groove Records), XL (Sonic Recordings), le jeune Fred Everything; ils produisent aussi leurs propres "tracks". La plupart des djs de la premiére heure jouent surtout dans les clubs ou les afters, commeMark Anthony ou Chris Farley. Robert de la Gauthier, le dj modèle pour de nombreux collègues montréalais, poursuit sa carrière en Allemagne. Le statut du dj s'est singulièrement starisé ces dernières années. La fascination pour leur contrôle du dancefloor et le besoin de mettre un nom noble sur cette activité ont conduit certains à les qualifier d'artistes. Mais ils sont davantage des "opérateurs; le dj canalise des flux d'information, les modèle et les recycle" 1. Sans pouvoir être exhaustifs, mentionnons Philgood, Rob Brown, Barbara, Twin Peetz, Adityo, Nivoc, Jeff MK Ultra, Mateo, Thunder, Mad Max, Saturnin, Jordan Dare, Double A & Twist, Patrick Dream et Nav (Harmony), Maüs, Endless, Pfreud, Sylvain Girard, Alain Vinet; ou encore Neerav (anciennement Mini-Mono), qui produisait le fanzine Trance 5000. Tous, ils apportent une contribution remarquable et une "special touch" à la scène techno-house montréalaise. La scène hip-hop, plus ou moins bien intégrée dans les raves, s'exprime mieux dans les clubs. Deux scratcheurs se démarquent: Kid Koala, le premier Canadien à avoir signé un contrat avec Ninja Tune, et A-Track, champion mondial du DMC 97. C'est d'ailleurs de Montréal que le label Ninja Tune est représenté en Amérique du nord, par dj Wig; son complice Gnat est associé à la boutique Disquivel. Dj Yaz tient Inside Records. Tiga ajoute un label à son magasin de disques DNA.
Everyone agrees that the city is teeming with good DJs-so many, in fact, that only a few can actually make a living at it. Montréal has always been a bastion for house, with excellent DJs who also produce their own tracks-Christian Pronovost (In Beat), Luc Raymond (Da Groove Records) XL (Sonic Recordings), and the young Fred Everything. Most of the DJs who were there at the beginning, such as Mark Anthony, Chris Farley, are now in clubs or afters. Robert de la Gauthier, a role model for many of his Montréal colleagues, is continuing his career in Germany. DJs have acquired star status over the last years. Fascinated by their control over the dancefloor and wanting to honour this activity with a title, some call them artists. In fact, they are "operators: DJs channel a flux of information, shape it, and recycle it."1 Without being able to name everyone, let's mention Philgood, Rob Brown, Barbara, Twin Peetz, Adityo, Nivoc, Jeff MK Ultra, Mateo, Thunder, Mad Max, Saturnin, Jordan Dare, Double A & Twist, Patrick Dream and Nav (Harmony), Maüs, Endless, Pfreud, Sylvain Girard, Alain Vinet, and Neerav (formerly Mini-Mono), who produced the fanzine Trance 5000. Each one makes a remarkable contribution and brings a special touch to Montréal's techno-house scene. Hip hop, a soft presence at raves, is more strongly represented at clubs. Two scratchers stand out: Kid Koala, the first Canadian to sign a contract with Ninja Tune, and A-Track, DMC 97 world champion. Ninja Tune's North American presence is, in fact, based in Montréal with DJ Wig and his accomplice Gnat, also associated with the record shop Disquivel. DJ Yaz is at Inside Records. Tiga is adding a label to his DNA record shop.
1 JY Barbichon-Leloup in Bloc-Notes, janv-fév 97, page 17.
Extrait de "Régime Nocturne" texte paru dans Rituel Festiv, le livre.